Nous saisissons le Défenseur des droits pour obtenir l’accès aux algorithmes locaux

Nous saisissons le Défenseur des droits pour obtenir l’accès aux
algorithmes locaux
Malgré les demandes répétées de la communauté éducative, émanant tant des
lycéen∙ne∙s, des étudiant∙e∙s, des parents d’élèves, des enseignant∙e∙s ou encore
personnels des établissements universitaires, le gouvernement refuse de faire le
choix de la transparence. En effet, alors que plus de 70 000 jeunes se retrouvent
toujours sans aucune solution d’inscription dans l’enseignement supérieur, le
gouvernement refuse de transmettre les critères de sélection utilisés par les
établissements universitaires.
De nombreux établissements ont eu recours à des « algorithmes locaux » pour trier
l’ensemble des candidatures qu’ils ont reçues. Ces critères ont eu un impact plus que
déterminant sur la possibilité des jeunes de pouvoir étudier dans la filière de leur
choix. Pour des milliers d’entre elles∙eux, ces critères, couplés à l’absence de volonté
politique de créer les centaines de milliers de places nécessaires pour accueillir
toutes et tous, sont la raison pour laquelle elles∙ils sont toujours après plusieurs mois
sur liste d’attente avec un risque particulièrement important de se retrouver sans
inscription dans l’enseignement supérieur.
Pourtant, les témoignages démontrant les limites de ce système se multiplient : un
pourcentage de boursier∙ère∙s inégalement réparti entre académie, une
surreprésentation des jeunes d’origine sociale modeste parmi celles∙ceux se
retrouvant sans solution d’inscription, des pratiques de pondération des notes en
fonction du classement des lycées, une mise au ban des candidat.e.s issu.e.s de
baccalauréats professionnels ou technologiques. Il est indéniable que les traitements
réalisés dans le cadre de la mise en oeuvre de cette plate-forme ne prennent pas en
compte les droits des candidat∙e∙s à être pleinement informé.e.s des motivations des
décisions qui leurs sont opposées et démontrent l’existence de procédures
discriminatoires pour l’accès à l’enseignement supérieur.
Dans ce contexte, l’UNEF, le SAF, la FCPE, l’UNL, le SNESUP, la FERC CGT et le
SNPTES ont fait le choix de saisir le Défenseur des droits pour obtenir la
transparence de la procédure Parcoursup et pour assurer le respect des droits et
libertés des lycéen●ne●s, de leurs familles et lutter contre les discriminations,
directes ou indirectes occasionnées par la mise en place de la loi ORE dans l’accès
à l’enseignement supérieur.

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