Europe et jeunesse

L’Union Européenne est aujourd’hui un outils d’instauration et d’harmonisation de droits. Encore faut-il que cette harmonisation se fasse vers le haut, et en respect des volontés des citoyens et citoyennes nationaux. Les normes européennes devant s’appliquer de manière obligatoire à chaque Etat membre, les politiques publiques impactent, de fait, le quotidien de chacun. L’exemple le plus flagrant reste les politiques budgétaires de rigueur imposées par l’Union Européenne, sous peine de sanction d’un Etat membre, qui conduisent les divers Gouvernement a baissé leurs dépenses publiques, voire à augmenter leurs recettes par le biais de prélèvements obligatoires. Dans l’éducation, cela s’illustre de manière assez simple, la restriction des dépenses conduit à avoir moins de moyens mis dans les établissements, dans le recrutement d’enseignant.e.s et de personnels, etc.

Si l’Union européenne s’est d’abord construite autour des questions économiques, monétaires et puis budgétaire, elle a également développer en son sein une forme de démocratie basée sur un suffrage universel direct. Faire que chaque citoyen.ne.s d’un Etat membre de l’UE puisse élire ses députés, devait permettre une meilleure implication de ces derniers et dernières dans l’institution, mais également de susciter un sentiment d’appartenance à l’Europe. Lors de son instauration, nombre de citoyen.ne.s, notamment de jeunes se sentaient européens et européennes, c

e sentiment s’est d’ailleurs accentué par des mécanismes de jumelage d’établissements scolaires, et par la mise en place du dispositif Erasmus. Pour autant, les diverses crises et  dettes des Etats, la rigueur budgétaire impliqué par l’Union européenne pour y remédier (notamment avec le fameux plafond de déficit de 3 % du PIB que les Etats), ou encore la crise migratoire n’ont eu pour effet que de faire monter l’extrême droite dans les pays européens, basés sur de l’euroscepticisme. Pour la première fois depuis plus années, l’Union Européenne doit craindre une représentativité du fascisme montante au sein de son Parlement.

Alors comment dans cette tension politique et démocratique, pouvons-nous intervenir, en tant que génération qui n’a connu que l’Union européenne et ses diverses crises, pour porter un projet d’avenir de l’Institution ? Il est en effet aisé de constater que la jeunesse prends une part faible dans la construction européenne et que la consultation des jeunes est absente, ou presque. Les événements organisés avec la jeunesse, notamment dans le Parlement Européen des Jeunes sont de bonnes initiatives mais n’ont pas de réelles influence sur les instances. Pour autant, si l’Union Européenne doit continuer d’exister, il est important que cela se fasse, non pas seulement selon la volonté de quelques responsables d’Etat, ni selon la volonté des voies de contestations émergents par l’extrême droite, mais bien par une meilleure représentativité des peuples, et notamment des jeunes. En tant que lycéen.ne.s européen.ne.s nous sommes traversés par les mêmes maux, issus des crises budgétaires et démocratiques, mais également par les mêmes volontés, celles de pouvoir décider de notre avenir, de vivre dans une société plus juste et égalitaire, d’améliorer nos conditions de vie et d’études, etc. Il est donc important que nous puissions, constituer une instance de rencontre des différentes instances de la démocratie lycéenne pour porter des revendications communes et encourager les directions de l’Union à intégrer une meilleure consultations des concerné.e.s, dans leur logiciel de prise de décisions.

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