100 000 lycéen.ne.s dans la rue le 3 décembre, on continue le 7 !

Après la réussite du 30 novembre, l’Union Nationale Lycéenne a mobilisé, ce lundi 3
décembre 2018, plus de 300 lycées dans toute la France, soit approximativement 100 000
lycéen.ne.s dans la rue.

Une fois n’est pas coutume, les lycéen.ne.s sont une nouvelle fois descendu.e.s dans la rue
pour protester contre les politiques menées par le gouvernement. Cela fait des mois que les
lycées sont mobilisés avec acharnement : au printemps 2018 contre Parcoursup, à la
rentrée scolaire contre les dégradations de nos conditions de scolarité, ou encore
aujourd’hui contre toutes les réformes du BAC et des lycées.

Cette contestation existe depuis longtemps, certes, mais nous, lycéens et lycéennes, ne
sommes pas écouté.e.s. Nos revendications sont pourtant simples ; nous refusons d’être
une variable d’ajustement du gouvernement. Aux arguments prétextant que les lycéen.ne.s
ne se mobilisent que dans l’unique but de sécher des cours, nous répondons que nous nous
saisissons de notre avenir. Nous ne voulons plus :
– D’une sélection à l’entrée de l’université, mise en place à l’aide des attendus et des
algorithmes de Parcoursup, qui discriminent selon le lycée d’où l’on vient, ou le bac
que l’on aurait fait.
– De la réforme du baccalauréat à la carte selon les lycées, qui ne pourront pas tous
offrir les mêmes enseignements et qui, de fait, accroît les inégalités entre les
établissements.
– De la réforme de la voie professionnelle qui privilégie les intérêts privés de
l’entrepreneuriat plutôt que les intérêts des lycéen.ne.s, et qui offrira des formations
différenciées d’une région à une autre.
– Du Service National Universel qui veut nous “éduquer” à la place de l’Ecole à qui on
enlève les moyens, qui sera obligatoire, et surtout non rémunéré, contrairement au
service civique.
– De la suppression des 2600 postes en lycée, prévu pour l’année 2019.

N’ayant pas le droit de vote, nous, lycéens et lycéennes, usons de tous les moyens pour
nous faire entendre. Nous sommes toujours infantilisé.e.s, nos revendications ne sont pas
prises au sérieux, et encore et toujours les réformes passent à notre insu. Ces mobilisations
qui grondent et se multiplient, ne sont que l’expression de notre colère, qui est légitime.

Nous demandons au Gouvernement de l’entendre et de la comprendre, plutôt que de n’avoir
pour seule réponse politique, une répression des mobilisations lycéennes. La réponse
autoritaire du Gouvernement n’est pas acceptable. Nous condamnons toute violence et nous
refusons surtout que les lycéennes et lycéens soient les cibles de violences, et de blessures.

Pour mettre fin à ces mobilisations, l’Union Nationale Lycéenne exige que l’on réponde aux
revendications lycéennes, à savoir :
– L’abrogation de la loi ORE et de Parcoursup
– L’abrogation de la réforme du baccalauréat et du lycée
– L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
– L’abandon du Service National Universel
– L’investissement des 3 Milliards prévu pour le SNU dans l’éducation
– L’ouverture d’un débat démocratique pour prendre en compte les volontés lycéennes
sur les améliorations à apporter à notre système éducatif.

Pour porter encore plus haut nos exigences et enfin être écouté.e.s, l’Union Nationale
Lycéenne appelle à la reconduite de la mobilisation le 7 décembre. Nous appelons les
lycéen.ne.s à s’organiser et faire des actions jusque là ; mais nous souhaitons que leurs
forces se concentrent vers une grande mobilisation, celle du #7Décembre pour la
#RevancheLycéenne3

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