L’UNL réagit à l’annonce de Jean-Michel Blanquer, nous lançons une pétition afin d’interpeller le ministre.

Depuis plusieurs mois, le corps enseignant demande à être entendu par le ministre de l’éducation nationale. Cette méthode de refus d’écoute des acteurs et actrices de milieu scolaire est désormais connue, les élèves aussi ont voulu faire part de leurs revendications lors des mobilisations de fin 2018, pourtant le ministre refuse encore la moindre rencontre. Face à l’absence d’écoute de Jean-Michel Blanquer, les professeur.e.s ont dû engager des actions de plus en plus inédites. Certains d’entre eux ont fait la grève du bac, mais restant dans l’impossibilité de se faire entendre, ils ont donc décidé de procéder à la rétention des notes du baccalauréat qu’ils et elles ont corrigées. La réaction du ministre a été immédiate : Pour les personnes qui ne pourront pas récupérer leur copie, ce sera les notes obtenues durant l’année qui vont compter dans les notes finales du baccalauréat.

 

Nous pouvons nous questionner sur la légalité de cette façon de procéder, car aucune disposition législative n’autorise de manière formelle le ministre à inclure à sa guise les notes des bulletins scolaires des élèves concerné.e.s dans les notes finales du bac.

 

Avec cette disposition, les lycéen.ne.s seront les premières victimes de ce refus de Blanquer de dialoguer avec les professeur.e.s. Durant toute l’année, les lycéen.ne.s se sont préparé.e.s au baccalauréat, il n’est pas pensable que ces notes ne soient pas prises en considération.

 

C’est une grande injustice que nous voulons dénoncer par la mise en place d’une pétition. Cette mesure est totalement discriminante. Une année scolaire n’est pas toujours la représentation la plus fidèle de la qualité du travail d’un.e lycéen.ne.s. Il arrive qu’iels tombent malade, qu’iels aient à subir les conséquences de problèmes familiaux ou encore qu’iels subissent du harcèlement ce qui peut créer une incapacité à répondre aux exigences du système scolaire. D’un lycée à un autre, les lycéen.ne.s ne disposent pas des mêmes conditions d’études. D’une ville à une autre, d’un quartier à un autre, iels ne disposent pas du même cadre de vie pour étudier. Il s’agit là aussi d’un inconvénient supplémentaire qui impacte les notes que nous obtenons au cours de l’année.

 

Pris à part, tout ces problèmes sont déjà graves. Nous refusons de le concevoir. Plus encore, il est légitime de se demander si cette disposition de Blanquer n’aura pas d’impact sur la valeur de nos diplômes. Rien ne peut nous l’assurer, bien au contraire.

 

Pourquoi ne pas nous avoir consulté pour prendre cette décision, Monsieur le ministre ? Nous ne voulons pas que l’absence de dialogue entre vous et nos professeurs ne nuisent à notre avenir. Nous voulons tous et toutes nos notes du baccalauréat.

 

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