Face au mal-être lycéen grandissant, il est temps d’agir !

Le 25 novembre, une élève du lycée Clemenceau, à Villemomble (93), s’est immolée  durant ses cours. Elle se trouverait dans un état de santé critique. Cet acte n’est pas le premier de la part de l’élève, qui avait déjà tenté de mettre fin à ses jours auparavant. Nous tenons à apporter notre soutien à la lycéenne, ses ami.e.s et à sa famille.

 

Aujourd’hui en france, 50 % des lycéen.ne.s sont en situation de mal être. C’est une situation qu’il faudrait enfin prendre en compte et à laquelle il faut remédier. Les rythmes scolaires en France, sont les seuls que nous connaissons d’aussi épuisants. L’existence du harcèlement scolaire et de la phobie scolaire ont été reconnu, mais les réponses politiques demeurent insuffisantes. Une pression sociale pèse sur les lycéen.ne.s, désireux.ses de trouver d’avoir un avenir professionnel stable, malgré le taux de chômage élevé. Pourtant, les réformes éducatives ne permettent pas un accès à l’éducation égalitaire, et poussent les élèves à s’orienter professionnellement dès la seconde ; tant que Parcoursup a restreint l’accès à l’université. Toutes ces mesures ne font que renforcer le stress quotidien d’un.e élève. 

 

Enfin, le manque de moyens suffisants dans l’éducation ne permettent pas d’accompagner suffisamment les élèves. En effet, dans les cas de harcèlement scolaire, les CPE sont débordés et ne peuvent plus recevoir des élèves. Les personnels d’éducation, assistant.e.s sociaux.les et infirmier.ère.s manquent ou doivent travailler plusieurs établissements en parallèle. Certains établissements de presque 1500 élèves n’ont un.e assistant.e social.e présent.e seulement un jour par semaine. 

 

Dans le cas de cette élève de 18 ans, l’établissement était au courant de la situation personnelle de l’élève ainsi que la présence dans l’établissement de problématiques d’agression sexuelles non résolues à ce jour. Mais rien a été fait pour que leurs conditions d’études puissent s’améliorer. Ce n’est pas un cas isolé, à l’heure où l’on parle des violences sexuelles et sexistes faites aux femmes, il serait temps d’agir dans les lycées !

 

C’est pourquoi nous demandons :

  • une hausse du budget dans les lycées pour renforcer les nombres de postes des personnel.le.s enseignants et administratifs, permettant d’améliorer l’accompagnement des lycéen.ne.s.
  • un renforcement des moyens permettant une augmentation du nombre de postes  et de formations pour les assistant.e.s sociaux.les, les infirmier.e.s scolaires ainsi que les psychologues de l’Education Nationale trop peu présent.e.s dans les établissements.
  • la mise en place d’un protocole type avec des procédures obligatoires à suivre pour chaque cas afin d’avoir des réelles décisions prises par l’administration de l’établissement lors de cas d’agressions ou de viol par des élèves du lycée
  • l’arrêt des sanctions envers les élèves victimes dénonçant des violences sexuelles subies, ou dans une situation de mal être telle que l’exclusion temporaire de l’élève après avoir fait une première tentative de suicide.

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