Nous demandons des mesures fortes pour assurer l’égalité entre nous tou.te.s

Suite aux annonces de déconfinement de mardi dernier, on ne peut que constater que personne ne semble savoir comment se passera la reprise des cours pour les lycéen.ne.s, ni si celle-ci aura effectivement lieu. Pourtant, si le confinement a pu mettre en exergue les différentes inégalités entre les élèves, il faut bien garder en tête qu’elles ne s’arrêtent pas à l’entrée du lycée. C’est la raison pour laquelle les décisions sur la reprise des cours et la notations des élèves doivent être prises en compte de manière réellement équitable.

  En annonçant que le retour en classe se ferait sur la base du volontariat, le gouvernement se décharge de sa responsabilité. Pire encore, il accentue les inégalités puisque ce serait notamment les élèves de première passant l’oral de première et des filières de voie professionnelle ayant des stages rémunérés qui se sentiraient les plus obligés à aller en cours. Il appartient au gouvernement d’être transparent sur le fait que la situation actuelle puisse permettre ou non de reprendre les cours dans des conditions saines.

Au vu des annonces du gouvernement, il ne nous semble donc pas envisageable de reprendre les cours en juin. Si des mesures d’exceptions devraient être appliquées, celles-ci ne feraient qu’accentuer l’anxiété des élèves face au système éducatif. ll ne serait acceptable de disposer de l’équivalent de 15 jours de cours en présentiel pour préparer sereinement les épreuves du baccalauréat, qu’il s’agisse du contrôle continu pour les élèves de terminal ou de l’oral de français pour les élèves de première.

  Concernant l’oral de français pour les élèves de première, il nous semble comme impossible que celui-ci  se tienne, dans la mesure où trop peu de textes ont pu être étudiés en classe, que le confinement crée une inégalité dans l’accès aux études de texte faites pendant cette période et qu’un éventuel retour en classe ne permettrait pas de résorber ce retard. Pour ces raisons, nous demandons l’annulation de l’oral de français. 

  Au sujet du contrôle continu pour les élèves de terminale, il ne nous semble pas envisageable que les notes du troisième trimestre puissent être prise en compte. En effet, compte tenu du faible nombre de note pouvant être obtenue pendant celui-ci, il serait inéquitable de lui donner quelconque valeur quant à l’obtention du baccalauréat. Nous jugeons que le élèves n’ont pas à subir les conséquences de la crise sanitaire que nous vivons. C’est pour cela que nous demandons à ce que chacun ait le baccalauréat et que cette note soit améliorable grâce au contrôle continu des deux premiers trimestre de terminale.

 

L’heure ne devrait plus être à des décisions improvisées de la part du ministère de l’éducation nationale, mais à la préparation de la rentrée de septembre dans les meilleures conditions.

 

Face à ce constat, l’Union Nationale Lycéenne demande : 

 

  • Que la rentrée scolaire n’ait lieu qu’en Septembre.
  • L’annulation de la session d’épreuve d’oral de français, des E3C2 et rattrapages d’E3C1 ainsi que des épreuves de CCF devant avoir lieu. 
  • En vertu du caractère exceptionnel de la situation, que le baccalauréat soit donné à tous et toutes : Note minimum à 10, améliorable sur la base du contrôle continu.
  • La validation automatique des voeux d’orientation pour les élèves de troisième, seconde et première.
  • Un investissement massif dans les lycées et l’enseignement supérieur. 

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