Continuons la mobilisation pour de meilleures conditions d’études au lycée !

Depuis la rentrée les professionnels de santé, les professeur.e.s, tous les autres personnels, leurs organisations syndicales ainsi que nous, élèves, alertent sur la situation sanitaire et le manque de moyens dans les établissements scolaires pour faire face au covid.

En effet encore maintenant et avant les vacances d’octobre, rien n’a changé. Les masques que les lycéen.ne.s doivent se payer eux même sont parfois hors du budget des foyers les plus précaires, ce qui est inégalitaire car personne n’est responsable de la crise encore moins d’une mauvaise gestion. Les masques relevant de la santé publique doivent être gratuits pour tout le monde.

Nous demandons à ce qu’un protocole réellement renforcé soit mis en place en avec les professeurs. Pour nous protéger, il faut des effectifs moins importants que ceux de maintenant. L’explosion des cas de covid au sein des établissements est très préoccupante. Les lycées doivent rester ouverts pour garantir de bonnes conditions d’études. Si rien n’est fait, les classes sont vouées à fermer les unes après les autres.

Dans nos établissements nous sommes toujours entassé.e.s que ça soit dans les classes, couloirs cantines, file d’attente etc. Nous sommes 35 à 40 dans des classes prévues pour 20 à 25 élèves. Il n’y a aucune communication sur les problèmes qui persistent encore dans les lycées de la part du ministère de l’éducation. Au contraire, on fait taire les professeurs et personnels sous prétexte de ne pas inquiéter les élèves et leurs familles.. Or qu’on le veuille ou non le covid est bien là, cela met tout le monde en danger, les professeurs en sont eux même à faire une carte répertoriant tous les cas de covid dans les établissements. Ensuite il n’y pas d’embauche de professeurs et personnels de nettoyage alors que cela serait nécessaire. Pourtant, d’autres pays en Europe comme l’Italie on fait le choix d’investir massivement dans le service public d’éducation. En France, le choix qui a été fait a été de supprimer encore des postes de professeurs. 

La réforme du bac blanquer injuste de part la sélection selon la réputation des établissements, un contrôle continue inégalitaire (pas les mêmes moyens,ordinateurs, famille nombreuses temps d’apprentissage ect), un bac local ect, cette réforme fait que les élèves sont dans plusieurs classes avec les spécialités et n’ont pas une seule et même classe il est donc impossible pour les professeur.e.s de changer de classe. Les réformes Blanquer sont donc un frein à notre santé. 

 

Face à tout cela les lycéen.ne.s se sont mobilisé.e.s depuis la rentrée, que ça soit par des blocus, sit in, grève avec des diffusion de tracts et mise en place d’assemblée générale pour réclamer un protocole sanitaire sûr et plus de moyens.

Dès mardi 02 novembre des établissements étaient bloqués dont 25 en région et 25 autres en Île de France. Le jeudi, c’est une quarantaine de nouveaux établissements qui étaient bloqués. Grâce à cela, il y a eu les annonces de Blanquer : l’enseignement en présentiel doit être d’au moins 50 pourcent et que les E3C (épreuves du nouveau) sont annulées et passer sur du contrôle continue mais pas les épreuves de spécialités. La FSU, le Snes et d’autres syndicats de professeur.e.s et lycéens comme nous avons appelé à la grève le mardi 10 novembre les syndicats ont relevé un taux de grévistes de 20 pourcents dans le primaire et 45 pourcents dans le secondaire au collège. Ce mardi 20 établissements de petites villes sont encore bloqués. Bien que la mobilisation paie et Blanquer ait annulé cette session d’e3c il ne faut pas s’arrêter là pour autant. Derrière les paroles, aucun moyen n’est donné et le gouvernement se décharge encore de toute responsabilité en la faisant reposer sur le local, “l’adaptation”. Ceci est inégalitaire car tous les établissements n’ont pas les mêmes moyens. Il faut soutenir ceux où le distanciel une semaine n’est pas mis en place, comme les heures de passages décalés selon les niveaux cantines.

Nous n’avons déjà pas toutes et tous les moyens chez nous pour étudier, faire nos devoirs le soir en rentrant, certain.e.s ont des frères et sœurs qu’en plus elles et ils doivent s’occuper, pas une chambre pour soi, comme pour l’ordinateur, doivent parfois travailler à côté pour pouvoir se payer leurs études plus tard et ou aider leur famille. Bref tout le monde n’a pas les mêmes moyens et en plus de cela chaque élève peut progresser tout au long de l’année et à la fin de l’année beaucoup travailler pour l’examen et l’obtenir, avoir des difficultés petit à petit avoir de meilleurs résultats au troisième trimestre. 

C’est pour cela qu’il faut revenir à un examen national accordant les mêmes chances à tout le monde et reporter les épreuves de spécialités en juin car le programme (d’une année) est déjà chargé, à cela s’ajoute le retard du confinement, or il doit être bouclé en mars pour les épreuves de spécialités.

 

Pour répondre à tout cela des moyens et un vrai protocole sanitaire sont nécessaires et même si nous sommes déjà les 3 mes cluster de france il est impératif, même pour la suite de :

 -aération systématique de tous salles de classes

 -l’embauche de personnels de nettoyage

 -l’embauche de professeur.e.s et la régularisation de toutes et tous les titulaires

-la gratuité des masques

-la réquisition des bâtiments vides comme les amphithéâtres

-la construction de bâtiments préfabriqués

-la distribution de matériel informatique pour tout le monde

-la formation au numérique pour tout le monde (personnels, élèves vulnérables et celles et ceux faisant les cours à distance une semaine sur deux et pour un éventuel confinement total)

-l’allègement des programme (nouvelle réforme, retard dans le confinement, programme surchargé et parfois d’un niveau au dessus)

-le report des épreuves de spécialités en juin

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