La jeunesse dit non au projet de Service National Universel

Le groupe de travail qui devait fixer les contours du Service National Universel (SNU) a rendu son rapport le Jeudi 26 avril à Emmanuel Macron. Ainsi, le SNU comportera une phase obligatoire d’un mois pour les 16-18 ans, dont une partie en internat, et ne devrait pas être militarisé. Il est à souligner que le groupe de travail était piloté par un général et n’a pas reçu les organisations lycéenne.

 

Nous nous questionnons quant à l’utilité et aux conséquences de la mise en place d’un SNU dans un contexte où nos classes sont saturées et où, pour réaliser des économies, le Gouvernement instaure la sélection à l’université.

Selon le Gouvernement, le SNU permettrait une transmission des valeurs civiques et républicaines. Il semble oublier qu’un tel service public existe déjà : il s’agit de l’école. Cependant, le manque de professeur.e.s et de moyens dans nos lycées ne permettent pas cette transmission des valeurs citoyennes. De plus, les cours d’Éducation Morale et Civique (EMC) sont souvent relégués au second plan et utilisés comme des cours de rattrapages pour le programme du baccalauréat.

De plus, il serait hypocrite de rendre un engagement citoyen “obligatoire” sans même donner la citoyenneté aux lycéen.ne.s qui le subisse. Si effectuer son SNU c’est être un.e citoyen.ne à part entière, les 16-18ans devraient avoir le droit de vote.

 

Toujours selon le Gouvernement, le SNU permettrait une “réelle” mixité sociale. Mais ce n’est pas en un mois de SNU que les inégalités sociales seront réduites, c’est en investissant massivement dans l’éducation, en redessinant la carte scolaire et en menant une politique de la ville ambitieuse que la mixité sociale pourra être effective en France.

 

Si, le Gouvernement souhaite mettre en place une vraie mixité sociale, qu’il le fasse  dans les écoles en investissant dans les lycées et en retirant la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur. S’il souhaite un engagement citoyen, qu’il le fasse à l’école en faisant respecter la tenue des cours d’éducation morale et civique.

Les 3 milliards d’euros annuels que coûteraient le SNU sont des moyens que les lycéen.ne.s réclament déjà depuis des années pour mener à bien leurs missions.

 

LUnion Nationale Lycéenne dénonce lhypocrisie du Gouvernement quant à sa politique de jeunesse.

LUNL soppose fermement à la mise en place du SNU.

Nous demandons que les 3 milliards d’€ prévus pour le SNU soient déployés pour l’éducation et lenseignement supérieur.

 

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