Pour un premier mai de la jeunesse !

Aujourd’hui, c’est le 1er mai ! Comme tour les ans et malgré le confinement, nous serons nombreux et nombreuses à nous mobiliser en ce jour de fête des travailleur•euse•s, qui marque un symbole de luttes pour nos droits, et nous rappel ce que nous avons accompli pour les gagner mais aussi tout ce qu’il nous reste à faire pour en conquérir de nouveaux.

 

Mais d’où vient cette tradition du 1er mai ?

Les origines 

Tous commencent le samedi premier mai 1856, aux États-Unis. Ce jour là, qui est le jour où les grandes entreprises américaines font leur compte, est aussi le jour choisi par les syndicats de travailleurs pour appeler les ouvriers de Chicago à se mettre en grève pour réclamer que le temps de travail passe de 12h à 8h par jour, ce qui sera une réussite. Très vite, la mobilisation s’étend et ce premier mai devient une journée de grève générale pour 400 000 travailleur•euse•s, ce qui empêche beaucoup d’usine de produire. Lors d’une manifestation, des policiers et des ouvriers sont victimes de l’explosion d’une bombe qui mènera à la condamnation à mort de 5 militants pourtant innocents. 

 

C’est en hommage à ce mouvement que en 1890, une organisation internationale de travailleurs ( la IIeme Internationale Socialiste) décide de faire du premier mai une journée annuelle des travailleue•euse•s. À ce moment là, c’est la fleur l’églantine et non le muguet qui est le symbole de la date, en mémoire d’une jeune  femme tuée pendant une manifestation qui portait une églantine.

Arrêtons de dire “fête du travail” : célébrons la journées de lutte pour les droits des travailleurs !

Au fil du temps, cette journée gagna tellement d’importance que les régimes autoritaire voulurent s’en emparé, tout en détruisant les droits sociaux.

Le Maréchal Pétain par exemple dans l’objectif de mettre fin aux luttes sociales tout en voulant plaire aux ouvriers, se servit en 1941 du 1er mai dont les valeurs sont progressiste pour illustrer son slogan réactionnaire “Travail, famille, patrie”, et le transforma en simple distraction, une “fête du travail”. En avril 1947, le gouvernement issu de la Libération confirme que le 1er mai demeurera un jour férié et payé. Peu à peu, le 1er mai reprend son sens traditionnel et international. Néanmoins les cortèges sont interdits de 1954 à 1967 notamment pendant la guerre d’Algérie. L’autorisation de manifester à nouveau le 1er mai marqua donc le début d’un certain mois de mai 1968….

 

Et aujourd’hui ?

Ces dernières années, les divers gouvernements se sont succédés, tous accentuant davantage des politiques inégalitaires et la casse du service public. Récemment, des mobilisations massives ont eu lieu contre les lois travail, les expulsions des sans-papiers, parcoursup, les réformes du bac ou des retraites… et d’ailleurs cette crise sanitaire a montré une nouvelle fois le manque de moyens accordé à l’hôpital public !

Si la grève des ouvriers de Chicago peut sembler très lointaine à nous lycéen•ne•s, en vérité, elle n’est plus que jamais d’actualité à l’heure ou notre gouvernement souhaite ré-ouvrir les écoles pour des raisons économiques, et préfère mettre des moyens dans le Service National Universel plutôt que dans la santé ou l’éducation.

Face à cette mauvaise gestion de la crise sanitaire, aux inégalités dans nos conditions d’études et à toute ses politiques anti-sociales, nous devons rester uni !

Nous sommes confiné mais nous ne somme pas résigné. Mettons des banderoles à nos fenêtre, et manifestons en ligne avec les #1erMai et #PlusJamaisCa !

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