Les lycéen.ne.s réagissent aux annonces sur l’avenir qu’on leur impose.

Après cinq semaines de concertations, le gouvernement annonce la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur et du premier cycle universitaire.  Les lycéen.ne.s n’ont pas été écouté.e.s par le Gouvernement. L’Union Nationale Lycéenne dénonce le projet du gouvernement.

 

Des mesurettes qui ne résoudront pas les réels problèmes

Le gouvernement propose de nommer deux professeur.e.s principales dans les classes de Terminale, la mise en place de deux semaines dans l’année dédiées à la construction d’un parcours d’orientation et la création d’une application. Ces mesures sont louables mais largement insuffisantes. On doit favoriser l’accompagnement humain parce qu’il est nécessaire à la construction d’un parcours d’orientation, l’accompagnement des Professeur.e.s ne doit pas se substituer à l’accompagnement des PSYEN, professionel.le.s de l’orientation. Il est nécessaire de recruter des conseiller.e.s d’orientation et de remettre en fonction les CIO grâce à un réinvestissement massif.

 

1 Md d’euros d’investissement sur l’ensemble du quinquennat ne répond pas aux besoins réels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Pour accompagner l’augmentation du nombre de jeunes dans l’enseignement supérieur un plan de 1 Md d’euros par an est nécessaire.

 

Une sélection qui en remplace une autre

La fin du tirage au sort qui a déjà été promis lors de précédentes annonces est officiellement appliquée. Si la plateforme souhaite revenir sur cette pratique injuste et illégale, ce qui est instauré à la place ne permettra pas non plus à tout le monde d’accéder à l’enseignement supérieur.

L’instauration des pré-requis et de la notion d’accès “oui si..” fera que le BAC ne sera plus le seul passeport pour l’université. Celles et ceux qui n’auraient pas les pré-requis seront renvoyés vers une année propédeutique ou des modules de remise à niveau pour accéder à la filière souhaitée. Cette année a un prix parfois rédhibitoire pour les étudiant.e.s. Si certain.e.s refusent cette année propédeutiques alors ils et elles n’auront aucune affectation.

De plus, l’avis du conseil de classe sur le projet d’orientation de l’élève, comme le propose le gouvernement, remet en cause l’autonomie des jeunes dans le choix de leur parcours de vie.

Le problème des filières en tension n’est quant à lui toujours pas résolu. Puisque, les élèves sans affectation dû à un manque de places seront redirigé.e.s vers une filière imposée et se verront soumis à une orientation forcée.

 

Les bachelier.e.s techno et pro : les plus touché.e.s par cette réforme

L’instauration des pré-requis vise particulièrement les bachelier.e.s professionnel.le.s et technologiques, considéré.e.s comme échouant aux formations universitaires. Pourtant, le nombre de places créées en BTS et DUT sont largement insuffisantes. Cette situation les freinera donc dans leur accès à l’ESR de tous les côtés. Ainsi, par l’instauration de ces mesures, nous renforçons les inégalités entre les bachelier.e.s professionnel.le.s et technologiques et les bachelier.e.s généra.les.ux dans leur chance d’accès à l’enseignement supérieur.

 

De plus, l’UNL déplore l’incohérence du calendrier pour la mise en place de ces mesures.

 

 

Les problèmes d’orientation que nous subissons aujourd’hui, ne peuvent être réglés par une accumulation de mesures à moyen constant. Lorsque nous avons de fortes ambitions, il faut mettre les moyens nécessaires, ce que refuse de faire le gouvernement.

 

L’Union Nationale Lycéenne rappelle que si la volonté est de construire la réussite en licence, le premier facteur d’échec et de décrochage scolaire est lorientation forcée.

 

L’Union Nationale Lycéenne refuse que le projet présenté ce lundi 30 Octobre soit imposé aux lycéen.ne.s car celui ci ne répond pas à nos ambitions.

 

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