Finir ce que le monde a commencé lors de la conférence des Océans des Nations Unies
Dans un contexte d'incertitude mondiale et de questions sur la question de savoir si les processus multilatéraux peuvent encore livrer, les pays représentés lors de la dernière conférence des Océans de l'ONU étaient largement unis sur la nécessité d'une réponse plus ambitieuse aux défis auxquels notre océan est confronté. Voici ce qui doit arriver maintenant.
Nice – Comme le soleil se pose à la troisième conférence des Nations Unies sur l'océan à Nice, il y a beaucoup à célébrer, mais aussi des affaires très inachevées pour que le monde s'adresse à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP30) à Belém, au Brésil, plus tard cette année.
Dans un contexte d'incertitude mondiale et de questions sur la question de savoir si les processus multilatéraux peuvent encore livrer, les pays représentés à Nice étaient largement unis sur la nécessité d'une réponse plus ambitieuse aux défis auxquels notre océan est confronté. Mais ce n'était que la première étape du voyage. Pour protéger cette vie mondiale qui conserve la vie à temps, il faut faire beaucoup plus avant COP30.
Parmi les résultats à célébrer, le traité de haute mer a fait des progrès remarquables. Avec 19 pays ratifiant Dans Nice, et une dizaine de personnes s'engageant à le faire, nous sommes maintenant sur le point de rendre cet accord mondial historique opérationnel au début de 2026, permettant la création de zones marines protégées en haute mer. Cela branlera un énorme trou dans la gouvernance des océans.
Atteindre l'objectif de protéger au moins 30% de l'océan mondial d'ici 2030 n'est pas possible sans réserver de grandes zones de grande haute mer – une zone représentation Les deux tiers de l'océan et la moitié de la surface de notre planète. L'établissement d'une protection maritime efficace est particulièrement urgent dans les régions polaires, qui se trouvent en première ligne de la crise climatique. La situation dans l'océan Austral est désastreuse, exigeant une action immédiate pour faire avancer les propositions de longue durée pour les zones marines protégées. De telles protections protégeront la capacité de l'océan à atténuer le changement climatique (en absorbant le carbone) et à augmenter la résilience des espèces marines contre les températures du réchauffement (comme en éliminant les pressions de la surpêche).
À Nice, plusieurs pays ont également annoncé des protections marines importantes dans leurs eaux nationales, la Polynésie française annonçant ce qui, à presque cinq millions Les kilomètres carrés (1,9 million de miles carrés) seront le plus grand réseau mondial de zones protégées. Et la conférence a accompli des progrès bienvenus pour lutter contre la pollution plastique et limiter les pratiques de pêche les plus nocives.
Mais aucun de ces étapes ne devrait être confondu en tant que tournant de la marée pour la protection des océans. Au contraire, chacun doit faire partie d'un changement plus large: une marée montante d'ambitions plus élevées qui a encore plus à faire.
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Considérez ce qui reste à faire. Tout d'abord, nous tombons toujours terriblement courts dans la désignation et l'application de la protection marine. Même après gentil, seulement 10% de l'océan est désormais protégé d'une manière ou d'une autre. C'est loin par rapport aux 30% que nous devons protéger d'ici la fin de la décennie. Pire, de nombreuses zones protégées sont protégées de nom uniquement. Par exemple, beaucoup espéraient qu'un champion environnemental comme la France aurait annoncé une interdiction stricte du chalutage du fond dans ses zones protégées. Pourtant, il est temps pour plus de pays de donner l'exemple, notamment à COP30.
Deuxièmement, les dollars comptent toujours. Il reste un grand écart entre ce qui a été promis et ce qui a été livré. Globalement, seulement 1,2 milliard de dollars annuellement va à la protection des océans, moins de 10% de ce qui est nécessaire, même lorsque des études montrent que la protection de 30% de l'océan d'ici 2030 pourrait débloquer 85 milliards de dollars Annuellement d'ici 2050. En fait, la redirection de l'argent alloué aux subventions de pêche nocives dans dix pays seulement comblerait l'écart de financement pour la protection des océans. Les dépenses publiques doivent réhabiliter, et non débiliter, cette ressource critique.
Troisièmement, le silence à Nice en terminant notre dépendance à la combustion des combustibles fossiles était assourdissant. Bien que le monde se soit engagé il y a deux ans, à COP28 à Dubaï, à «éloigner«D'après les combustibles fossiles, ce problème semble être religé à chaque convention multilatérale. Avec la crise climatique fournissant une menace existentielle à toute vie sur notre planète bleue, un nouveau développement d'huile et de gaz offshore non émis est contraire à tous nos objectifs. Défi Blue NDC – Lancé par le Brésil et la France et soutenu par huit pays inauguraux – qui fait pression pour que des mesures océaniques soient incluses dans les plans nationaux climatiques.
La belle conférence doit devenir un tremplin pour une plus grande action océanique à Belém. COP30 est la plate-forme idéale pour annoncer de nouvelles protections marines et financement pour les efforts de conservation dans les pays en développement et pour la construction de la résilience dans les pays îles vulnérables et côtiers.
En tant que président de la COP30 et pays côtier lui-même, le Brésil a la possibilité d'utiliser l'élan généré à Nice pour intégrer la réponse du monde à nos crises liées au climat et à l'océan. Nous avons le choix. Nous pouvons être la génération qui a transformé l'ambition en action, ou nous pouvons laisser nos biens communs mondiaux les plus importants s'effondrer irrémédiablement. L'océan ne peut pas attendre. COP30 doit livrer.
