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La Suisse doit choisir la liberté de la presse plutôt que le secret bancaire

Alors que l'augmentation des risques géopolitiques menace de plus en plus la stabilité du système financier mondial, les journalistes d'investigation et les dénonciateurs n'ont jamais été aussi essentiels. Mais la Suisse se met sur leur chemin en criminalisant la divulgation des données des clients – indépendamment du motif ou de l'intérêt public.

PARIS / MUNICH – La Suisse, admirée depuis longtemps pour sa structure fédéraliste, sa stabilité politique et son engagement envers l'état de droit, a sous-estimé l'un des principes les plus fondamentaux d'une démocratie libérale: une presse libre. Derrière son image polie en tant que bastion de la neutralité, le pays utilise ses lois bancaires-sincères non pas pour protéger la vie privée, mais pour protéger les inconduites, les journalistes de la bouche et dissuader les dénonciateurs potentiels.

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