La farce du « dividende du guerrier » à 1 776 $
La fin de l’année 2025 a été marquée par des gros titres sur la hausse des prix, les suppressions d’emplois et le scandale Epstein. Confronté à des taux d’approbation record de tous les bords du spectre politique, Trump savait exactement ce qu’il fallait pour apaiser le mécontentement de masse : un chèque de 2 000 dollars, directement dans la poche de chaque Américain (non à revenu élevé). Si cela fonctionnait en 2020, qu’est-ce qui pourrait mal se passer cette fois-ci ?
Le pays a attendu avec impatience que Trump dévoile les chèques lors d’une conférence de presse en décembre. Au lieu de cela, les travailleurs ont fait l’expérience du geste caractéristique de Trump : un appât et un changement décevants. Les chèques de 2 000 dollars avaient été réduits à 1 776 dollars et ils ne seraient versés qu’aux militaires actifs.
Alors que s’est-il passé ? Trump avait présenté les 2 000 dollars comme un « dividende tarifaire », l’argent provenant exclusivement de l’augmentation des droits d’importation. Malheureusement pour lui, les calculs ne concordaient pas. Un tel dividende pourrait coûter plus de 300 milliards de dollars, bien plus que les recettes douanières d’environ 120 milliards de dollars à cette époque de l’année. Il serait impossible d’envoyer les chèques sans davantage d’austérité ou sans alourdir la dette publique.
C’est alors qu’intervient le « dividende du guerrier », une tentative pathétique de sauver la face qui verse un peu plus d’un million de chèques, contre plus de 200 millions. Mais même ces chèques de 1 776 dollars ne proviennent pas des recettes douanières : ils sont payés à partir d’une subvention au logement militaire déjà existante et approuvée par le Congrès l’été dernier. Trump vole les pauvres pour donner aux pauvres !
Après cette débâcle, il n’est pas étonnant que, interrogé sur sa promesse de distribuer les 2 000 dollars de dividendes, Trump ait répondu : « J’ai fait ça ? Quand ai-je fait ça ? »
Aucune tentative de voler Pierre pour payer Paul ne pourra redresser le navire en perdition du capitalisme américain. Même si la classe dirigeante pouvait se permettre d’accorder des chèques de relance, cela ne suffirait pas à répondre de manière significative aux difficultés économiques auxquelles sont confrontés les travailleurs. Que font 2 000 $ alors que la dette moyenne des consommateurs américains est de 104 755 $ ? Au mieux, cela pourrait apporter un soulagement temporaire. Mais c’est comme coller un pansement sur une plaie béante et infectée.
La seule façon de mettre définitivement fin à la crise économique est d’en éliminer la pourriture qui la recouvre : renverser le capitalisme par la révolution socialiste !
Le message La farce du « dividende du guerrier » à 1 776 $ est apparu en premier sur Revolutionary Communists of America.
