Le Pakistan et l’Iran sont-ils au bord de la guerre ?

Le Pakistan et l’Iran sont-ils au bord de la guerre ?

Les récentes frappes iraniennes contre des militants au Baloutchistan ne constituent pas la première attaque iranienne sur le territoire pakistanais ces dernières années. Mais les dernières frappes ne feront qu’ajouter à la nervosité du Pakistan, car il apparaît de plus en plus clairement que la puissance militaire de l’Iran – et sa volonté de l’utiliser – augmente.

ISLAMABAD – Le conflit plus large au Moyen-Orient attire-t-il le Pakistan ? La réponse dépend de l’Iran. Non seulement ses mandataires à Gaza, au Liban et au Yémen maintiennent les hostilités régionales en ébullition, mais ils soutiennent également des groupes militants qui ont attaqué des positions en Syrie, en Irak et au Pakistan – trois pays généralement amicaux à son égard (à des degrés divers). . Les récentes frappes de missiles et de drones de l’Iran, puissance nucléaire potentielle, sur le territoire pakistanais doté de l’arme nucléaire sont particulièrement inquiétantes.

l’Iran attaques sur la Syrie, l’Irak et le Pakistan sont des réponses à des activités hostiles qui, selon elle, proviennent de ces pays. Les frappes iraniennes en Syrie, par exemple, ont suivi attentats suicides qui a tué près de 100 personnes dans la ville iranienne de Kerman. D’une certaine manière, ces épisodes n’étaient pas nouveaux. L’Iran et ses mandataires combattent l’État islamique (EI) depuis des années. Le président syrien Bachar al-Assad lui-même s’est fortement appuyé sur l’Iran dans sa lutte contre l’EI (il a aussi, en fin de compte, énormément bénéficié des offensives américaines, israéliennes et turques contre le groupe).

En revanche, une récente attaque iranienne contre la ville irakienne d’Erbil, la capitale du Kurdistan, visait à punir Israël. Comme le général Amir Ali Hajizadeh de la Force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien dit Selon la télévision d’État iranienne le 16 janvier, des attaques secrètes d’Israël contre les installations nucléaires iraniennes et des assassinats de scientifiques nucléaires ont été planifiés depuis une installation à Erbil. « Nous avons dû y faire face et riposter au nom du sang de nos martyrs », a-t-il expliqué.

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