Les sionistes préparent un autre nettoyage ethnique au Liban parrainé par les États-Unis
Le bombardement israélien de Beyrouth a été « les dix minutes les plus meurtrières depuis des décennies », selon Le Gardien.
Le même jour où le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé un cessez-le-feu « le tous fronts », le régime sioniste a commis le massacre le plus meurtrier au Liban depuis la guerre civile de 1975-1990.
Meurtre de masse
Israël a tué plus de 300 personnes et en a blessé au moins 1 165 lors d’un bombardement aveugle de quartiers densément peuplés de la capitale libanaise. Le nombre de morts continue de s’alourdir alors que les médecins et les équipes de secours s’efforcent de retirer les corps des décombres.
L’assaut aérien a submergé le système de santé de la ville. Un médecin urgentiste a décrit des troupeaux d’enfants mutilés et sans parents affluant dans une zone d’ambulances bondée : « Le plus jeune avait 11 mois. J’ai dû l’opérer juste pour soulager un peu la pression dans la tête. »
Le régime israélien, soutenu par l’impérialisme américain, a justifié l’attaque en affirmant qu’il « visait le Hezbollah ». Une victime de l’attentat a raconté Le Gardien » Il n’y a pas de Hezbollah ici. Les Israéliens sont simplement heureux quand ils bombardent les gens. Il ne s’agit pas du Hezbollah. «
Comme à Gaza et en Iran, la campagne de bombardements sionistes ne vise pas des « cibles militaires ». Son objectif est de terroriser la population et de détruire les infrastructures qui permettent un semblant d’existence civilisée.
Accaparement des terres
Le bombardement de Beyrouth n’est que la dernière atrocité commise par Israël. Après trois années de génocide avec plus de 75 000 morts et près de 200 000 blessés, Gaza est désormais un enfer : une prison remplie de décombres pour plus de deux millions de personnes, rendue possible grâce aux bombes et aux dollars américains.
Trois jours après le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, Israël a lancé une invasion terrestre du Liban. L’attaque a déplacé 1,2 million de personnes, soit 20 % de la population libanaise. Les sionistes voient la guerre comme une opportunité de s’emparer des terres du Sud-Liban, un territoire qu’ils ont occupé pendant 18 ans jusqu’à ce qu’ils en soient chassés par la résistance libanaise en 2000.
Le mois dernier, le ministre des Finances d’extrême droite Bezalel Smotrich a déclaré qu’Israël devait s’emparer du territoire libanais jusqu’au fleuve Litani. Le ministre de la Défense Israel Katz a fait écho à ce sentiment.
Cela signifierait s’emparer d’environ 1 200 kilomètres carrés, soit environ 10 % du territoire national du Liban. Fervent partisan du « Grand Israël », Smotrich appelle essentiellement à un autre projet parrainé par les États-Unis. Nakbacette fois au Sud-Liban.
D’autres sionistes font plus attention à ne pas dire à voix haute la partie silencieuse. Dans un article publié par le Washington Institute for Near East Policy, un groupe de réflexion pro-israélien, le général de brigade de réserve de Tsahal, Assaf Orion, met en garde contre « l’attisation du récit du « Grand Israël » ». Il suggère de présenter cet accaparement éhonté de terres sous l’excuse du « désarmement du Hezbollah » et de « l’établissement d’une zone de sécurité autour d’Israël ».
« Modèle de Gaza »
Orion poursuit en exposant la stratégie des dirigeants de Tsahal pour l’incursion. C’est à vous glacer les os :
L’établissement de la zone de sécurité entraînerait d’importantes destructions dans la bande de villages libanais les plus proches de la frontière, hormis les communautés chrétiennes (les villages druzes seraient également épargnés). L’armée israélienne a précisé que ces villages ne seront pas complètement détruits, seules des infrastructures terroristes y seront découvertes, l’objectif étant d’empêcher le Hezbollah ou d’autres acteurs d’utiliser les villages pour des attaques transfrontalières. Pourtant, compte tenu des diverses déclarations israéliennes et du modèle de Gaza qui a inspiré l’opération au Liban, atteindre cet objectif produira probablement des résultats de « terre brûlée » dans certains cas.
Le « modèle de Gaza », auquel Orion fait référence avec nonchalance, fait référence aux bombardements aveugles et au génocide de toute une population. Au cas où cela ne serait pas clair, Orion souligne : « Israël… rasera massivement les bâtiments (au Sud-Liban) pour empêcher le Hezbollah d’utiliser à nouveau les infrastructures frontalières à des fins terroristes. Cela implique également d’empêcher les individus de retourner dans ces villages ou de les reconstruire. Au moins jusqu’à ce que des arrangements alternatifs soient trouvés avec le gouvernement libanais. »
L’armée israélienne a joué un rôle essentiel en aidant le mouvement d’implantation d’extrême droite dans les territoires palestiniens occupés et sur le plateau du Golan. Dire que les gens ne pourront pas retourner au Sud-Liban jusqu’à ce que des « arrangements alternatifs » soient conclus est une couverture cynique pour une opération qui ouvrira la voie au mouvement de colons enragé et génocidaire pour achever le travail de déplacement de la population du sud du Liban.
Les États-Unis et leur régime fantoche israélien sont les plus grands terroristes du Moyen-Orient. Leurs crimes de guerre sont innombrables et leurs ambitions génocidaires. Une défaite totale et écrasante de ces réactionnaires serait un motif de célébration pour les travailleurs du monde entier.
C’est pourquoi les communistes se tiennent entièrement aux côtés des peuples du Liban, de Palestine, d’Iran et de tout le Moyen-Orient dans leur lutte contre l’impérialisme américain et israélien.
A bas l’impérialisme américain et israélien !
Les États-Unis hors du Moyen-Orient !
